Événementiel->> Des animaux de cirque virtuels grâce aux hologrammes !

 

Un cirque remplace ses animaux par des hologrammes

La technologie de l’holographie évolue et s’invite dans des territoires insolites. On l’a rencontrée en politique, dans le commerce. On s’attendait moins à la trouver dans l’arène d’un cirque, et pourtant …

Face à un mouvement de fond de défense du bien-être animal en Europe et afin de créer la nouveauté en utilisant et en mettant en scène une solution technique à la pointe de la technologie. Ainsi, le cirque Roncalli a pris le parti de faire intervenir que sa scène non plus des animaux de cirque, mais des hologrammes de ces mêmes animaux en train de réaliser leurs numéros.

Lorsque les hologrammes font leur cirque

Certains débats politiques ont récemment accueilli la technologie de l’holographie. Les hologrammes ont permis d’organiser des événements en simultané dans différents lieux. Outre cette faculté d’ubiquité, les avantages de l’utilisation des hologrammes sont nombreux dans de multiples domaines. Grâce à eux, des réunions se tiennent à distance avec une proximité beaucoup plus conviviale que les habituelles visioconférences. On les attendait moins dans l’arène d’un cirque avec pour hologrammes des animaux qui accomplissent des tours et proposent des spectacles de grande qualité. Mais qu’en est-il de cette technologie ?

Une audience de plus en plus respectueuse de l’environnement

La polémique autour de l’utilisation d’animaux, qu’ils soient domestiques comme les chevaux ou sauvages comme les éléphants, les lions et autres félins, ne cesse d’enfler depuis une dizaine d’années. En cause, les conditions de vie de ces animaux dans les cirques et les traitements auxquels ils sont soumis. Les spectateurs sont de plus en plus sensibles aux contraintes qu’ils subissent pour être domptés. Les prouesses nécessaires pour parvenir à ces tours spectaculaires au cours desquels un dompteur pouvait glisser sa tête dans la gueule d’un tigre ne sont plus du goût d’un public soucieux du bien-être animal.

Des sondages ont prouvé, chiffres à l’appui, que la majorité des Français, à savoir 67%, ne souhaitent plus l’implication d’animaux sauvages dans les spectacles de cirque. Nombre d’entre eux ont dû mettre la clé sous la porte ou plutôt sous le chapiteau, faute de fréquentation. C’est le cas du cirque Pinder en France dont la mise en liquidation judiciaire en 2014 a suscité des interrogations.

Outre les prix des billets, trop onéreux pour les budgets plus resserrés des ménages, ainsi que les nouveaux divertissements qui captent une large audience, la raison du manque de respect de la cause animale a été invoquée et occupe une grande place. Les numéros avec les animaux sauvages les mieux rodés sont délaissés. Les ménageries et les zoos subissent le même désamour avec une population qui s’inquiète de la disparition des espèces animales du fait de la prédation humaine. Il y a donc urgence à trouver des solutions adaptées pour pouvoir maintenir les emplois dans un métier ancestral qui a fait la joie de nombreuses générations.

Le cirque reste un emblème et son histoire est indissociable de l’évolution des sociétés humaines depuis le montreur d’ours au charmeur de serpents en passant par les parades de chevaux, de dromadaires et autres camélidés. Les spectacles avec les animaux ont ponctué notre vie, mais leur récent statut d’espèces à protéger pour la plupart, rend leur travail dans les cirques plus que problématique. Comment faire face à ce changement de comportement ? Un cirque a opté pour la mise en scène d’hologrammes pour pouvoir continuer à faire intervenir des animaux virtuels sous son chapiteau.

Un défi relevé avec maestria grâce à l’hologramme

Pour ce faire, le cirque Roncalli a décidé de se passer du concours des animaux sauvages dès le début des années 1990. L’histoire vaut assurément d’être contée. C’est Bernhard Paul, le fondateur et directeur du cirque Roncalli qui déclare avoir été très impressionné par la technologie permettant l’apparition des hologrammes. Ayant lui-même assisté à des prestations qui l’ont convaincu de sa fiabilité et de la possibilité de la transposer dans le monde du cirque.

Pour parvenir à réaliser des spectacles acrobatiques et totalement dépaysants, il lui a fallu investir des sommes colossales, à savoir près d’un demi-million d’euros afin de parfaitement maîtriser l’holographie et se doter de tout le matériel nécessaire à la création de numéros qui captivent le public. D’autant que la contrainte d’une espace circulaire n’était pas des moindres. Mais l’enjeu a été relevé avec brio.

Un pari réussi pour une audience conquise par les hologrammes

Ce qu’a réussi ce cirque pionnier tient du travail de funambule. Sur ce fil tendu au-dessus du vide, le circassien empile les savoir-faire de techniciens qui font naître des images associées à ceux de créateurs et de véritables magiciens. Cette alchimie permet de fabriquer des numéros remplis de grâce et de virtuosité qui mettent en scène aussi bien des animaux terrestres que des poissons. Car, tout est permis grâce à la technologie avant-gardiste de l’hologramme.

Les amateurs de cirque en sont ravis puisqu’ils ont été environ 500 000 à se glisser dans les gradins en Allemagne et en Autriche pour assister à ces numéros d’un nouveau type basés sur la technologie de l’holographie. Ce qui ressort des commentaires des spectateurs, c’est une adhésion totale à ce genre de numéros qui place le bien-être animal au sommet de ses priorités. Ce qui a été le plus motivant aux yeux du directeur du cirque a été les 20 000 commentaires positifs reçus suite à son annonce de ne plus employer d’animaux dans le cadre de ses prestations. En cette année 2018, le succès a véritablement été au rendez-vous et les spectateurs ont été conquis par la magie et la poésie qui se dégagent de ces numéros qui empruntent aux technologies modernes de l’holographie pour nous faire retrouver nos âmes d’enfant.

D’autres emprunts pour encore plus de magie

Bernhard Paul ne se contente pas d’emprunter à l’holographie en créant des hologrammes stupéfiants, il repousse encore plus loin son désir d’innover. Car d’autres innovations comme les robots sont prometteuses. On en a déjà vu se produire en tant que stars sur les scènes nippones agissant comme des danseurs ou des chanteurs, mais jamais encore en tant qu’acrobate. C’est pourquoi ce pas très périlleux qu’a franchi le cirque Roncalli en utilisant un partenaire-robot dans un numéro acrobatique est exceptionnel.

Se fier à une machine pour réaliser un numéro dans lequel on se met en danger est une nouvelle frontière dépassée. Si la pirouette a été effectuée avec un rétablissement parfait, cette nouvelle utilisation de la maîtrise des robots va être suivie d’exemples. Nul doute que l’avenir des cirques qui se voyait plutôt sous des auspices assez sombres, s’éclaircit désormais pour entrevoir, via les technologies de l’holographie ou encore de la robotique, un horizon beaucoup plus radieux.

L’hologramme, une avancée assez ancienne

Celle-ci est connue depuis 1948, mais n’a véritablement été appliquée que dans les années 1960 grâce à la mise au point des lasers. Son étymologie vient du grec « holos » qui signifie « entier » et graphie pour écriture. L’hologramme vise donc à représenter un tout, ce qui est une véritable gageure. C’est un Hongrois du nom de Dénes Gàbor qui est à l’origine de cette invention. Il s’agit d’enregistrer l’onde diffractée d’un objet afin de restituer son image en trois dimensions, en relief. Aujourd’hui, les avancées en matière de technologie 3D autorisent la réalisation des hologrammes à partir d’images de synthèse. C’est aussi une formidable opportunité pour créer des spectacles à la fois poétiques et innovants tout en respectant les nouvelles tendances en matière d’événementiel.

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